Jadis un abrégé insolent d’architecture, de culture et d'art de vivre à la "vientianaise"… où se sont mêlées colonnes de marbre, maisons en pilotis, sérénité et vacarme… en direct du Laos.

Désormais, "De l'harmonie..." a traversé les Annams et s'est installé à Saïgon, poumon économique, culturel et sociétal (à défaut d'être la capitale...) d'un Vietnam qui change à la vitesse "V" !

Affichage des articles dont le libellé est construction. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est construction. Afficher tous les articles

mardi 18 mars 2008

Jamais sans mon voisin !

C’est en déjeunant au Yu La La cette semaine que nous avons encore aperçu une perle architecturale lao ! Pas de colonnes, ni dorures, ni petits animaux… il s’agit d’un autre type de merveille… En fait une prouesse : celle de construire le plus près possible de l’immeuble voisin!

Pour avoir vécu près de 5 ans en Asie maintenant, je sais que l’intimité et le sens de propriété sont des choses bien relatives. Nous, les occidentaux, sommes bien plus farouches à l’idée de partager notre vie, et notamment celle de notre maisonnée.

D’une, le sens de la famille nucléaire, papa-maman-enfants, n’est pas vraiment pareil au nôtre. Je dis toujours à mes collaborateurs qu’il s’agit ici de famille thermonucléaire avec les grands parents, les cousins (germains ou non), les neveux-nièces et j’en passe ! Étant moi-même enfant tardive et unique, (et de surplus fille d’un fils unique), une ‘grande famille’ omniprésente, telle que j’ai pu expérimenter, parfois, chez les copains, est, pour moi synonyme de bazar et d’embrouille!

Et de deux, ici au Laos, les voisins aussi c’est en quelque sorte, des membres de la famille.

Donc, déjà, avouons-le, je pars avec un sérieux handicap pour comprendre comme ça se goupille, tout ça...

Mais il y a des limites de proximité à éviter, quand même ! À l’heure de la construction d’immeubles d’habitation (les fameux condos que l’on trouve partout dans les capitales de l’Asie du sud-est), qui remplacent, progressivement les maisons individuelles, le voisinage se transforme, se modernise et se ‘verticalise’.

Ici, pas besoin de frapper à la porte pour demander si le voisin peut nous prêter un peu de riz… on tape sur le carreau ! ou mieux, on se sert soi-même !!! (j’ignore si l’on voit bien, mais, il y a en effet des fenêtres des deux côtés !!! )

Ensemble, c'est tout... sinon rien!

vendredi 22 février 2008

Tout d'abord... la fin!


Je ne sais pas... j'ai le don dernièrement de ne pas très bien comprendre certaines choses.

En voici un bon exemple, en images, lié aux BTP (rien avoir avec une sensibilité exacerbée aux constructions en général, due au fait que, depuis 6 longs mois, on tronçonne, on tape, on scie, on martèle, on cogne, etc. juste à côté de notre chambre à coucher).

Très souvent, je remarque que, lors que l'on commence à ériger un nouveau bâtiment, on s'attèle, dès que possible aux finissions!!

Les murs ne sont même pas érigés, le plancher même pas nivelé, que voilà les pots de peintures déjà alignés, les feuilles d'or déjà achetées, les ornements sortis de leurs boîtes!

Cela donne souvent la fausse impression que "ça y eeeeest" c'est presque fini!

De notre côté (et pour revenir à ma obsession du moment), le Libraire et moi avons crié victoire en voyant arrivé les pots d'orchidées et les guirlandes électriques... On a jubilé ensuite en apercevant les ouvriers ramener le mobilier... et puis 3 mois de construction acharnée ont suivi!

Vendredi soir on a vu le panneau lumineux s'éclairer. La lumière au bout du tunnel... quelle ne fut notre surprise, le samedi matin, vers 7 heures, d'être réveilles au son d'une perceuse, poursuivi d'un concert de scies-sauteuses, prolongé d'un trio de marteaux piqueurs... Cette charmante orchestre se produit toujours et encore, de 7 à 19, tous les jours à Ban Thong Kang...

Note: la construction d'à côté s'agit d'un SPA (!) qui est déjà ouvert (!!!) mais qui, bizarrement et le matraquage publicitaire, ne semble pas attirer beaucoup de clients...