
Pour avoir vécu près de 5 ans en Asie maintenant, je sais que l’intimité et le sens de propriété sont des choses bien relatives. Nous, les occidentaux, sommes bien plus farouches à l’idée de partager notre vie, et notamment celle de notre maisonnée.
D’une, le sens de la famille nucléaire, papa-maman-enfants, n’est pas vraiment pareil au nôtre. Je dis toujours à mes collaborateurs qu’il s’agit ici de famille thermonucléaire avec les grands parents, les cousins (germains ou non), les neveux-nièces et j’en passe ! Étant moi-même enfant tardive et unique, (et de surplus fille d’un fils unique), une ‘grande famille’ omniprésente, telle que j’ai pu expérimenter, parfois, chez les copains, est, pour moi synonyme de bazar et d’embrouille!Et de deux, ici au Laos, les voisins aussi c’est en quelque sorte, des membres de la famille.
Donc, déjà, avouons-le, je pars avec un sérieux handicap pour comprendre comme ça se goupille, tout ça...
Mais il y a des limites de proximité à éviter, quand même ! À l’heure de la construction d’immeubles d’habitation (les fameux condos que l’on trouve partout dans les capitales de l’Asie du sud-est), qui remplacent, progressivement les maisons individuelles, le voisinage se transforme, se modernise et se ‘verticalise’.
Ici, pas besoin de frapper à la porte pour demander si le voisin peut nous prêter un peu de riz… on tape sur le carreau ! ou mieux, on se sert soi-même !!! (j’ignore si l’on voit bien, mais, il y a en effet des fenêtres des deux côtés !!! )
Ensemble, c'est tout... sinon rien!














Ce vendredi j'ai assisté ici, à Vientiane, à une conférence historique, à propos du Laos au XVIIè siècle, organisée par une association de femmes expatriées, au Musée des Beaux Arts de Vientiane. Depuis le début du mois de février une petite exposition relate l'histoire du voyage du marchant Hollandais Geritt Van Wuysthoff au royaume de Lang Xang, au milieu de XVIIe siècle, et sa rencontre avec le Roi Soleil local, Sa Majesté le Roi Surinyvongsa. Articulée surtout autour des journaux de voyage (écrits et dessins) de Van Wuysthoff et de ses assistants (ainsi que des dessins plus tardifs exécutés par l'explorateur français du XIXè siècle Louis Delaporte), l'exposition tente de raconter comment Van Wuysthoff et son entourage percevaient les différences entre leur Pays-bas natal et le Laos d'alors. Les descriptions des us et coutumes, paysages, climat (Van Wuysthoff a effectué son voyage en pleine saison des pluies...) sont détaillées et nombreuses; les croquis, réalisés à l'encre de chine, tentent de montrer l'étrange, le bizarre, l'incongru... Intéressant donc de voir ce filtre Européen, protestant, apposé à une réalité Lao d'alors qui, à vrai dire, n'a pas subi trop de changements depuis leur visite.
Bon, après 


